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Définitions

Developp durable

ECO-PRET à taux zéro
Accessible aux propriétaires comme aux locataires sans conditions de ressources

Les particuliers désireux de réduire leur consommation d'énergie vont bénéficier d'un coup de pouce de l'Etat.

EST-CE VALABLE ?

Trop cher de mettre son logement au vert ?

Pas forcément. Le nouvel Eco-prêt lancé par le gouvernement fin février, prévu pour durer d'avril 2009 à fin 2010, doit vous aider à améliorer votre isolation et à réduire vos émissions de gaz à effet de serre en remplaçant, par exemple, une vieille chaudière au fioul par une chaudière à gaz à haut rendement. D'un montant maximal de 30000 euros, ce prêt est à taux zéro, ce qui représente une économie de plus de 3 000 euros, par rapport à un crédit classique de 30 000 euros à 5% remboursable sur dix ans. La plupart des banques ont signé une convention avec l'État et le proposeront dans quelques semaines. Il est attribuable sans conditions de ressources, que vous soyez propriétaire ou locataire.

UN DISPOSITIF INUTILE POUR LES TRAVAUX SIMPLES

Séduisant ? Oui, mais avec quelques réserves. Première déception pour les bricoleurs : impossible d'obtenir un prêt pour acheter des matériaux à poser soi-même. Il faut impérativement faire travailler un artisan. Compte tenu du coût de la main-d'œuvre, voilà qui réduit à néant l'utilité du prêt pour des travaux simples. Poser de la laine de verre vous-même dans un grenier, par exemple, coûtera moins cher que de recourir à un artisan, même avec un crédit à taux zéro. Ensuite, la mesure cible uniquement les logements bâtis avant le 1er janvier 1990, ceux ayant été construits après cette date étant réputés obéir à des normes d'isolation suffisantes.
Les résidences secondaires en sont par ailleurs exclues. Enfin, il faut réaliser ce qu'on appelle un "bouquet de travaux" comprenant au moins deux améliorations parmi la liste suivante : isolation de la toiture, des murs extérieurs, des fenêtres et des portes, installation ou remplacement du chauffage ou du chauffe-eau.
L'Éco-prêt à taux zéro peut néanmoins être très intéressant, d'autant plus qu'il est cumulable avec le crédit d'impôt " énergies renouvelables ", qui permet de déduire une partie de ses investissements verts. La déduction est de 50% du coût du matériel et des travaux pour les panneaux solaires, de 40% pour les chaudières à bois et de 25% pour les isolants ou les pompes à chaleur.

DES DÉDUCTIONS FISCALES ENCORE ALÉATOIRES

Une législation qui s'avère compliquée. Ces deux dernières années, des particuliers espérant bénéficier de cette déduction ont eu affaire à des directions régionales des impôts qui n'avaient pas toutes la même interprétation des textes. Certains se sont vu notifier des redressements de plusieurs milliers d'euros, alors que leur bonne foi ne faisait aucun doute. Renseignez vous et ne croyez pas les artisans sur parole. Eux aussi, parfois, se trompent.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Sur le plan environnemental, probablement. Côté portefeuille, le doute subsiste. Imaginons que votre facture de chauffage soit de 1500 euros par an. En la réduisant de 50%, ce qui serait un résultat honorable, il vous faudrait vingt ans pour amortir 15000 euros de travaux financés à taux zéro. Compte tenu des fluctuations à venir du prix du gaz et de l'électricité, l'intérêt de tels travaux est à examiner, mais il n'est pas assuré.

PENSEZ AU SYSTÈME D

Condition pour obtenir le prêt faire travailler des artisans. Ce qui, pour certains travaux, comme poser de la laine de verre, s'avère moins rentable que l'installer soi-même.

Article signé de Yves LANGLAIS paru dans VSD du 25 mars 2009


L’isolation thermique permet non seulement d’économiser de l’énergie, et donc de l’argent, mais également d’augmenter le confort, notamment en supprimant l’effet « parois froides ».

Durant l’hiver, l’isolation permet de conserver la chaleur à l’intérieur de l’habitation. Durant l’été, l’isolation permet de préserver les entrées de chaleur.

Une maison bien isolée nécessite moins d’entretien et permet de valoriser votre patrimoine immobilier.

Outre les impacts économiques, écologiques et de confort, le choix de l’isolation peut avoir également des conséquences sur la santé. Il est donc très important de correctement choisir son isolant en fonction de ses besoins et son contexte.

Définitions
Un matériau isolant se choisi en fonction de sa résistance thermique : elle est d’autant plus élevée que son épaisseur est grande et que son coefficient de conductivité (lambda) est faible.

La résistance thermique est exprimée en m2 par K/W : c’est le rapport de l’épaisseur (en mètres) sur la conductivité thermique (lambda) du matériau considéré.

En pratique, une paroi est constituée de plusieurs couches de matériaux d’épaisseurs et de conductivités thermiques différentes. Dans ce cas, les R de chaque couche s’additionnent.

La conductivité thermique § d’un matériau est le "flux de chaleur" qui traverse 1 mètre carré d’une paroi de 1 mètre d’épaisseur, lorsque la différence des températures entre les 2 faces de cette paroi est de 1 degré.

§ est exprimé en watts par mètre et par degré Celsius (W/m.°C) ou degré Kelvin.



L’eau a une conductivité 25 fois supérieure à celle de l’air : si l’humidité vient s’immiscer par condensation dans l’isolant, elle peut nuire à sa performance.

Les isolants
Un isolant concoure par définition à la protection de l’environnement dans la mesure où il réduit la consommation d’énergie. Mais certains isolants sont plus écologiques que d’autres en raison des modalités de fabrication ou des possibilités de recyclage.

Les principaux isolants thermiques peuvent être classés en trois grandes familles :
Les matériaux conçus à partir de produits minéraux (laines minérales, verre cellulaire, vermiculite, perlite...).
Les isolants (écologiques) à base de matières végétales (liège, fibres de bois ou de cellulose...).
Les isolants de synthèse (polystyrène, polyuréthanne, PVC...).

L’air est le meilleur isolant thermique. Chaque isolant est donc constitué de poches d’air emprisonnées dans un réseau de fibres serrées (laines minérales), ou dans des bulles de matière synthétique (polystyrène, polyuréthanne...).

Voici quelques isolations écologiques :
plaque de liège (pose très facile, imputrescible, il n’est pas attaqué par les rongeurs, ni par les termites et il a une très bonne réaction au feu), de bois, (les panneaux produisent peu de poussières et sont résistants au feu), (isolant pour insufflation), de bois/maïs.

Voici quelques isolations non écologiques :
La fabrication du béton armé est polluante et consomme beaucoup d’énergie. Par ailleurs, le béton armé est peu recyclabe. fibres minérales de la laine de verre et de roche sont très irritantes pour la peau et pour les voies respiratoires. Leurs fabrication nécessitent d’importantes quantités d’énergie. Ils sont assez peu recyclés. polyuréthanne et polystyrène peut provoquer des allergies. Ils sont non biodégradables.

Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation. En effet une maison correctement isolée n’est pas une habitation étanche, mais une maison qui respire afin d’éviter l’humidité et la condensation.

Les travaux de rénovation bénéficient d’un crédit d’impôt, d’une TVA à 5,5 % et sous certaines conditions de subventions de l’ANAH et/ou des collectivités locales.

Usages des isolants
Voici quelques usages les plus fréquents de certains produits d’isolation selon l’Ademe :
Béton cellulaire : murs porteurs et cloisons, planchers (sur vide sanitaire, intermédiaire, combles habitables), bardages. cuite : murs porteurs. minérales, laine de roche et laine de verre : toitures, toitures-terrasses, combles perdus ou aménagés, cloisons, bardages, panneaux-sandwiches, planchers et dalles flottantes, murs creux. expansée : toitures-terrasses. ène expansé (PSE) : planchers (terre-pleins, dallages, chapes flottantes), murs (complexes de doublage, isolation par l’extérieur, bardage) ,combles habitables (panneaux de toiture) et toitures-terrasses. ène extrudé (PSX) : Planchers et sols (terre-pleins), murs, combles habitables et toitures-terrasses. éthane (PUR) : toitures, toitures-terrasses, doublage des murs, planchers et sols. cellulaire : toitures-terrasses. de bois ou fibragglos, liège expansé, fibres de bois : compléments aux produits isolants manufacturés.

Choix d’un isolant
Outre sa résistance thermique, dépendant de son épaisseur et de sa composition, le choix d’un isolant est guidé par sa facilité de pose, son usage (mur, sol, toiture, combles aménagés…) et sa composition sous un aspect écologique et sanitaire.

Il convient de privilégier des produits certifiés :
pour les produits isolants :
ACERMI ;
pour les produits d’isolation
: NF, CSTBat.

Voici quelques valeurs moyennes de résistance thermique (R en m².°C/W) :
Parpaing creux 20 cm = 0.39
Mur brique standard de 20 cm = 0.62
Monomur bois massif 20 cm = 1.70
Mur parpaing 20 cm + enduit chanvre 12 cm = 1.72
Monomur bottes de paille = 6

Comparaison entre les isolants (Lambda déclaré W/(m.K))

Le polyuréthane = 0,025 Le polystyrène extrudé = 0,03 La laine de mouton = 0,032 Le lin = 0,037 Le liège = 0,037 à 0,04 Le polystyrène expansé = 0,038 Le chanvre en rouleau = 0,04 La cellulose = 0,04 La laine de bois = 0,04 La laine de verre ou de roche (rouleau ou plaques) = 0,04 Laine de verre ou de roche (flocons) = 0,045 Le chanvre en vrac = 0,048 La perlite = 0,060 La vermiculite = 0,07 Le bois = 0,15 Le béton cellulaire = 0,17 Le béton standard = 2 Le cuivre = 380


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